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Edouard Tetreau

J’ai eu la chance de vivre et de travailler aux Etats-Unis, dans un des moments forts de réinvention de la société américaine : la crise de Lehman Brothers suivie de l’élection de Barack Obama en 2008 ; la « near-death experience » du système financier mondial et son sauvetage in extremis.
Dans cette période de crise, un des piliers de la société américaine s’est révélé : la générosité hors normes et la philanthropie du peuple américain, qui donne, bon an, mal an, près de 400 milliards de dollars chaque année à des œuvres caritatives.

Le « giving pledge » lancé par Warren Buffett et Bill Gates, au pire moment de la crise (mars 2009) représente la pointe de cette générosité américaine.

Une pointe aiguisée qui fait mal, lorsque l’on compare la générosité des milliardaires américains avec la retenue de leurs pairs français. A ce jour, aucun des 40 milliardaires français ne fait partie de l’initiative « Giving Pledge ».

Alors, plutôt que de dénoncer ce contraste, ou de chercher de fausses excuses dans un contexte culturel ou une réglementation fiscale, pourquoi ne pas faire le pari du… « trickle-up » ? Et inspirer, par un geste concret, ceux en France dont le patrimoine en euros est à 8, 9 ou 10 chiffres.

Je suis loin d’être un milliardaire et pas vraiment riche à millions. Mais l’initiative lancée par Denis Duverne et Serge Weinberg est d’une telle évidence, pour qui a beaucoup reçu de la vie comme moi, que je suis heureux et fier de m’engager à donner, à une œuvre caritative active sur le territoire français, au moins 10% de mon patrimoine financier, de mon vivant ou à ma mort.